Nous prendrait-on pour des imbéciles ?

Dans le dernier compte rendu de conseil municipal, on apprenait que Laurent ne serait pas renouvelé, pour cause de problèmes économiques. (lire l’article). Dès novembre 2017, votre blog préféré tirait la sonnette d’alarme sur l’état inquiétant des finances (lire l’article). Dans la dernière gazette communale, Madame DERVIER s’épanchait sur les problèmes financiers de la Commune. On pouvait y lire l’origine de ses soucis, écrits en toutes lettres, notamment la baisse des dotations de l’État et la disparition de la taxe d’habitation. Nous vous fournissons l’extrait de la littérature municipale :

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Extrait de la première page de la gazette bilan 2017

La recette de taxe d’habitation ne diminuera pas

Or, si la taxe d’habitation va bien disparaître prochainement, celle-ci va être intégralement compensée par l’État. C’est à dire que l’État la versera intégralement aux communes. C’est la hausse de la CSG qui financera ces sommes. Ainsi, la commune de Labruyère ne perdra aucun centime sur sa taxe d’habitation. Madame DERVIER le sait bien puisqu’elle a reçu en ce sens un courrier du Ministère des Finances qui lui explique tout. Ah oui, mais comme elle a du mal à lire notre langue… (voir l’article)

C’est déjà la cas pour les personnes actuellement exonérées. Labruyère touche les sommes directement de l’Etat. C’est ce qui explique les lignes « compensation sur éxonération de TF (taxe foncière) » et « compensation sur exonération de TA (taxe d’habitation) » du graphique (voir le tableau de calcul des sommes versées par l’Etat ci-dessous).

Les dotations de l’État vont bien baisser…

Les dotations de l’État sont des versements de l’État aux communes. Chaque année, l’État verse des sommes aux communes pour qu’elles puissent fonctionner. Depuis plusieurs années déjà, il est question de réduire ces sommes, qui pèsent trop lourd dans le budget de la Nation. En effet, les communes et communautés de communes ont embauché sans compter. Il faut maintenant verser des salaires importants pour des personnels parfois… peu débordés par le travail. Pour empêcher les décideurs locaux, maires et autres présidents de communautés, de dépenser n’importe comment, l’État a tout simplement décidé… de couper les vivres. Sans argent, comment dépenser ?

Le tableau ci-dessous détaille la baisse des dotations forfaitaires de l’Etat pour Labruyère dans sa première ligne :

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Les dotations ont bien baissé depuis 2014 de 3416 € exactement.

Mais, dans le même temps, la situation globale des recettes de la commune a été en s’améliorant

Si on observe les montants reçus directement de l’État par la commune depuis 2014, on s’aperçoit que ceux-ci n’ont jamais cessé d’augmenter globalement. Sur 3 ans, ce sont 795 € de plus dans les caisses de Labruyère. (cf tableau ci-dessus, ligne variation totale sur 3 ans).

Si on va encore plus loin dans l’analyse, et qu’on scrute les recettes récurrentes de la Commune, hors éléments exceptionnels ou non-récurrents, on obtient alors les sommes sur lesquelles nos gestionnaires peuvent compter de manière presque certaine. Elles sont récapitulées dans le tableau suivant :

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Il nous apprend que ces sommes sont en permanente augmentation, d’environ 2,5 % chaque année. Cette hausse couvre largement l’inflation qui est quasi nulle. Il est donc totalement faux de dire que les problèmes financiers de la commune sont dus à la baisse des recettes en provenance de l’État. Si problèmes il y a, nous apportons la preuve ici qu’ils ne peuvent être que la conséquence de la hausse des dépenses, et exclusivement de cela.

Encore une pirouette avec la vérité Madame DERVIER ?

En avançant ces explications dans la dernière gazette communale, Madame DERVIER ne chercherait-elle pas à nous prendre pour des imbéciles ? Comme d’habitude, en ne publiant qu’une partie des informations, et en nous cachant les autres qui permettraient de bien réfléchir, elle veut nous faire « prendre des vessies pour des lanternes ».

De plus, le coupable est tout trouvé : c’est « les autres » ! Non, Madame la Mairesse, si vous rencontrez des difficultés économiques depuis peu, ce n’est pas la faute de l’État, mais bien à votre gestion de piètre qualité… voire inexistante. Pire, nos articles ont démontré votre boulimie de dépenses inconsidérées et fastueuses pour notre petite commune. Avant d’accuser les autres de votre incurie, commencez d’abord par balayer devant votre porte.