Au revoir, Laurent!

Le dernier conseil municipal nous apprend qu’il va réduire son personnel : Laurent va nous quitter. Le poste qu’il occupait va être supprimé. Après près de 7 ans de bons et loyaux services. Pourtant on savait qu’à Labruyère, on soutenait les Jardiniers. Mais pas celui-là. Sans doute était-il trop irréprochable et aimé de la population, lui!

Un employé exemplaire

Toujours présent, sans jamais rechigner à la tâche, Laurent était là pour l’entretien de nos espaces verts. Nous l’avons tous vus tondre devant chez nous, par tous les temps. Et jamais nous l’avons entendu se plaindre. Il a accepté les horaires réduits et avec cela, les contraintes qui suivaient. Il a accepté de travailler plus l’été que l’hiver, afin de servir la communauté. Toujours prêt à rendre service, il faisait même ce qui était en dehors de son métier. Pour que notre commune soit belle. Parce qu’il aimait son métier, il a toujours fait en sorte d’embellir, partout.

Un employeur sans aucune considération humaine

Des ordres incroyables et futiles

Il fut d’une patience incroyable notre Laurent, acceptant de faire même le plus absurde. Parce que c’est sa nature : faire le bien… mais aussi parce qu’il a besoin de cet emploi pour vivre.

Ramasser les confettis à la main !

Il a tout accepté, notamment quand Madame la Mairesse lui demanda de ramasser à la main, dans le jeu de boule, les grains de maïs que les enfants y avaient  jetés. Quand elle ne lui demandait pas de ramasser à la main les confettis dans la cour de la Mairie. OUI, oui, vous avez bien compris : dans les graviers et sans aspirateur!

Tondre sous la canicule sans eau

Il accepta encore de déterrer ce poteau de portail près de la mairie que rien ni personne ne pouvait détruire. On l’a tous vu tondre cet été, sans eau, sous un soleil de plomb. Ou encore quand on lui demande de ramasser en 20 minutes de planter un arbre et d’étendre du gravier en un autre lieu !  Travail impossible, bien sûr.

Des annulations de journées de travail sans prévenir.

Ses conditions de travail, dont jamais il ne s’est plaint, n’étaient pas acceptables du tout. Chaque semaine, le lundi soir, il apprenait son emploi du temps pour le lendemain le mardi… quand ce n’était pas le mardi matin même. Combien de fois s’est il présenté sur son lieu de travail, le mardi à 8 heures, pour apprendre qu’il devait retourner chez lui, faute de tâche à accomplir. Ses frais de garde engagés pour pouvoir travailler ce jour là ? Perdus, bien sûr. Lui ne décommande pas à la dernière minute. Combien de fois a-t-il appris vers 7h30, par simple SMS, qu’il ne travaillerait pas ce jour là ? Laurent, comment as-tu fait pour accepter pareilles conditions ?

Pensez-vous que ses journées non travaillées aient été reportées à plus tard sur un travail annualisé ? Non bien sûr, elles étaient décomptées sur… ses congés! Pendant ces trois dernières années, ses congés ont été perlés au fur et à mesure des semaines, sans qu’il puisse prévoir quoi que ce soit. Or, les congés doivent être prévus annuellement, début janvier et organisés au moins deux semaines avant leur date d’effet. Jamais les congés de Laurent n’ont été donnés légalement. Ils ont servi de variable d’ajustement à la désorganisation totale de Madame Dervier qui ne prévoit… rien à l’avance.

Pensez-vous qu’il ait pu également essayer d’augmenter son salaire en trouvant un autre emploi ? Madame Dervier changeait également ses jours de travail selon son bon vouloir. Par exemple, en février, elle lui demande de travailler le mardi après midi alors que son contrat stipule qu’il doit travailler le mardi matin. Mais le droit, on sait ce que Madame Dervier en pense… Comment, dans ces conditions de changement permanent, assurer à un autre employeur sa présence ?

La cour de cassation a récemment requalifié en contrat à temps complet un contrat à temps partiel dont les horaires variables ne permettaient pas au salarié de trouver un autre emploi…

Des humiliations : interdiction d’utiliser les toilettes de la Mairie ou d’entrer dans certaines pièces.

Interdiction d’accéder aux toilettes

Oui, vous avez bien lu. Madame Dervier a interdit à son salarié d’utiliser les toilettes de la Mairie. Pour faire ses besoins il devait aller… dehors, dans les champs ou dans la forêt Même les toilettes extérieures de la mairie rénovée lui étaient interdites. Il n’en avait pas les clefs. Heureusement, un membre du Conseil Municipal, moins obtus et plus intelligent, finit par lui donner les clefs… en cachette de la Mairesse! mais Chuuut! c’est un secret, si elle l’apprenait, elle se mettrait dans une colère rouge.

Pas de douche après le travail

Et pour la douche après le travail ? Pas d’eau chaude bien sûr! Et de toute façon, pas de douche. L’accès lui était interdit. De plus, l’eau chaude n’était ouverte qu’en hiver pour… éviter que les canalisations ne gèlent, pas pour se laver. Et en hiver, il travaille beaucoup moins qu’en été… donc on ouvre l’eau chaude quand ce n’est plus utile. Doit-on en rire ou était-ce fait exprès ?

Interdiction d’accéder à certaines pièces de la mairie

Laurent avait interdiction d’accéder à certaines pièces de la mairie. Une manière peu délicate de lui faire subir une deuxième peine après sa condamnation injuste, dont il est ressorti lavé de tout soupçon, après une dénonciation calomnieuse et odieuse. Mais pour Madame Dervier, pas de fumée sans feu! Le moindre soupçon vous cloue au piloris.

Pas de matériel de travail et des consommables donnés au compte goutte

La comptabilité de la commune nous le démontre. Aucun matériel n’a été acheté pour le travail de Laurent pendant ces trois années… ou si peu. C’est bien souvent lui – Oui vous lisez bien – c’est souvent lui qui allait acheter, sur ses fonds propres, les consommables nécessaires au fonctionnement des outils. De même pour l’outillage : ce sont souvent ses propres outils qu’il utilisait et pas ceux de la mairie! A-t-on déjà vu salarié pareil, qui finance sur son salaire les outils et leurs consommables alors que c’est une charge qui revient à l’employeur ?

Son tracteur a été entretenu peu souvent ; les factures le prouvent. Laurent n’a pas bénéficié non plus de tenue de sécurité régulièrement renouvelée. Il n’avait pas d’eau pendant les travaux d’été ; tellement que ce sont des citoyens qui, émus de sa situation dangereuse au travail, lui ont donné des bouteilles d’eau… que son employeur aurait dû lui fournir. Mais il était absent tout l’été son employeur, en vacances!

Pas le droit d’emmener les tenues de travail chez lui

Les tenues de travail devaient rester à son atelier. Et lorsqu’elles étaient bien mouillées par la pluie, elles restaient ainsi, dans le local non chauffé, le soir… pour être remises, le lendemain, bien mouillées encore après une bonne nuit bien glaciale. C’est agréable de commencer un journée de travail dans une tenue froide et mouillée quand on sait qu’elle aurait bien séché chez soi au chaud sans que cela ne coûte rien de plus à personne… mais des fois qu’il l’aurait volée! C’est vrai que ça coûte bien cher, une tenue.. A nouveau doit-on en rire ou se demander si ce n’était pas volontaire ?

Pas de formation permettant de maintenir son employabilité

Tout employeur est tenu de former son salarié afin de le rendre employable après le contrat. Laurent, en 3 ans n’a bénéficié que de 3 jours de formation… au desherbage écologique. Pas de quoi trouver un travail contemporain qui collerait à ses savoir-faire. Cette non formation engage la responsabilité de la Mairie s’il se retrouve au chômage ensuite.

Des accusations injustes sans fondement

Au cours d’un entretien avec lui en décembre dernier, Madame Dervier lui a sous-entendu qu’il avait des activités nocturnes… peu recommandables. Puis elle l’a ensuite accusé d’être à l’origine de l’arrestation du 1er adjoint. Elle a enfin essayé de savoir si le travail qu’il occupait chez un habitant de la commune était bien déclaré, sous-entendant qu’il travaillait au noir. Ces accusations, proférées devant témoin sont graves de la part d’un Mairesse et qui plus est, d’un employeur. Mais le droit… ah oui, vous connaissez déjà la suite.

Remerciements

Nous, le blog,  remercions Laurent pour tout le travail effectué sans aucune anicroche, pendant toutes ces années. Grâce à toi, le village a été propre et superbe, en permanence. Nous remercions également l’ancien Maire qui a su te donner une chance et te permettre de montrer à la société toute ta valeur positive. Nous sommes sûrs que cette suppression de poste est une chance pour toi, car il te donne la possibilité d’aller trouver un autre employeur, qui aura la trempe d’un vrai manager et non pas celle d’un revanchard aveugle.

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