L’affaire des Archives municipales – Acte I

Le dernier numéro du bulletin municipal entretient l’illusion du souci permanent de notre mairesse autour des archives de notre village. Une journée archivage sera programmée au budget 2018, afin d’éclaircir les documents de toux ceux dont la conservation ne serait pas légale.

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Jusque là, rien de bien mystérieux, et nous n’aurions rien à vous dire à propos de cette activité anodine pour un service municipal. Sauf que… Remontons un an en arrière quand cette fameuse affaire des « archives de Labruyère » a commencé.

Tout a commencé le 25 octobre 2016

Ce matin là, en compagnie de ma mère, Mme LEROY, je me suis rendu pour la première fois à la Mairie. Je souhaitais obtenir quelques documents importants.

Seule la secrétaire est à son poste alors que nous sommes mardi, jour des soit-disant permanences de notre élue favorite. En fait, ni Mme DERVIER, ni aucun conseiller municipal ne sont présents. La secrétaire commence par me demander mon identité… et de me dire qu’elle doit absolument téléphoner à Mme DERVIER puisque « celle-ci a donné ordre de l’appeler si un LEROY se présentait en Mairie » (sic). Elle l’appelle au téléphone mais la Mairesse ne répond pas. Quel accueil !

La secrétaire qui connaît son travail me délivre les documents demandés rapidement. Ma mère en profite pour l’informer que l’ancien Maire, M. LEROY, est en train de vivre ses derniers jours. Nous sommes rentrés chez nous dans l’heure qui suivit, le temps que la secrétaire fasse les photocopies… pour attendre la mauvaise nouvelle de l’hôpital.

Un courrier reçu de la direction départementale des archives 3 jours plus tard !

Le jour même de notre visite, Le Directeur départemental des archives a envoyé à l’ancien Maire, M LEROY, un courrier où il fait mention de notre passage en Mairie. Or le malheureux ne pourra jamais le lire puisqu’il décéda le 28 octobre, jour de réception de cette lettre.

Le Directeur y sous-entend que nous y aurions tenu des propos injustes, déplacés et scandaleux.

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Il accuse de plus l’ancien Maire d’avoir laissé « détruire » les archives pendant toute la durée de ses mandats. Il précise aussi que l’ancien Maire aurait cherché querelle à l’équipe municipale actuelle. Nous vous démontrerons le contraire dans les posts à venir. Il soulève même la menace d’une poursuite au pénal.  Vous trouverez le courrier en bas de ce post.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre notre passage en Mairie et la rédaction de ce courrier insultant ?

Nous ne comprenons pas l’origine de ce courrier. Le fait qu’il mentionne notre passage en Mairie sous-entend bien que c’est cet événement qui a déclenché sa réaction. Plusieurs questions se posent alors. Comment cette personne a eu connaissance de notre passage en Mairie ? Qu’est-ce qui a bien pu lui être rapporté pour que cela déclenche une réaction pareille ?

Dans la mesure où notre passage en Mairie a été très court, en la seule présence de la secrétaire ; que nous n’imaginons pas un instant que Mme BRUN ait pu téléphoner au Directeur des archives, nous en déduisons que notre passage en mairie va être l’objet d’une manipulation incroyable.

Nous décidons de mener l’enquête

Le 14 novembre 2016, nous demandons au Préfet les éléments en sa possession qui pourraient justifier les propos du Directeur des archives. Nous lui demandons également le courrier qui contiendrait les propos scandaleux mentionnés dans sa lettre.

Nous n’obtenons évidemment pas réponse. Nous engageons une poursuite de son refus de réponse à la CADA.

1 an d’attente pour savoir la vérité

Le 16 octobre 2017, près d’un an après l’envoi du courrier par le Directeur, la CADA nous donne raison. Le Préfet nous répond enfin et nous obtenons des éléments. Parmi ceux-ci, un paragraphe éclaircit sans ambiguïté notre demande. Il nous apprend d’où viennent les propos tenus au Directeur des Archives : de Madame la Mairesse en personne et de ses conseillers municipaux.

Voici l’extrait de la réponse du Préfet, en preuve (courrier du 16 octobre 2017 – Direction de la coordination des politiques publiques et de l’action territoriale), qui explique qu’il ne peut pas me fournir le courrier qui prouverait mes soit-disant propos en mairie. Je le cite : « les documents suivants que vous avez demandés n’existent pas :  »

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Les masques tombent!

Avec ce document, nous avons enfin pu vous dépeindre le comportement de Mme DERVIER et ses conseillers. Alors que :

  • ils savent l’ancien Maire sur son lit de mort,
  • ils n’étaient pas présents ce jour là en Mairie

Mme DERVIER et certains conseillers municipaux ont profité de notre visite en Mairie pour téléphoner au directeur des archives et inventer des propos d’une telle force que celui-ci, ni une – ni deux, se lance l’après-midi même dans une lettre d’insultes et de menaces de plainte au pénal.

Comment nomme-t-on ces gens là en langage populaire ?

A suivre!

Bien sûr, nous vous dévoilerons la totalité de la réponse du Préfet dans un post à venir, mais pour l’instant nous souhaitons en conserver certaines parties. L’affaire des archives de Labruyère ne fait que commencer!

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Pour votre information, le courrier du Directeur Départemental des Archives fac-simile où vous pourrez y lire entre les lignes ce que vos conseillers municipaux et votre Mairesse ont pu dire au Directeur des Archives.

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