A quand le grand « dégagisme » ?

Un petit séjour sur le site communal officiel et nous découvrons la longue liste des maires de la commune de Labruyère depuis l’après guerre. Pour vous éviter de vous rendre sur le site, nous en reproduisons le document (source : voir le site) labruyere_044

Nous avons mis en valeur le nom de la famille qui s’y retrouve le plus souvent : DERVIER. Au total, la commune a été gérée, soit directement ou indirectement, par cette famille pendant plus de 37 ans ! Presque une dynastie. Aucune autre famille de Labruyère ne ressort avec autant de constance.

Certes le village est petit : le faible nombre de candidats potentiels pourrait expliquer cette situation. La Mairesse actuelle c’est vrai a été élue faute d’autre candidat! Mais il y a tout de même 200 habitants et autrefois plus encore. Qu’est-ce qui peut nous permettre de comprendre la présence quasi permanente de cette famille au conseil municipal, si ce n’est une volonté farouche d’exercer le pouvoir ?  Pour continuer dans cette veine, on apprend que le village de Labergement-lès-Seurre est également géré par un certain FLEURY… qui n’est autre que le frère de Madame DERVIER. Occupation des mairies dans le temps et occupation dans l’espace…

Le problème, avec la permanence de certaines familles dans nos mairies, c’est l’habitude et l’usure. L’habitude qui empêche d’innover. L’habitude qui transforme une nouveauté utile du temps de son invention en une tradition lourde et inutile aujourd’hui. L’habitude qui fait que nos dirigeants s’accrochent au passé, préférant cimetières et ossuaires aux générations futures.

L’habitude finit par distiller chez celui qui la pratique un sentiment d’impunité. Quand vous avez été Maire 30 ans, plus rien ne semble pouvoir vous arrêter. Rappelons-nous cette famille d’élus historiques qui souhaitait marier son fils illégalement à Labruyère, demandant que le Maire détourne la loi exprès pour eux! Quand celui-ci a refusé, ils étaient tellement sûrs de leur fait qu’ils en ont ameuté la presse locale, photo du maire à l’appui, allant jusqu’à l’insulter de « despote » dans des commentaires acerbes sur le net, alors qu’il ne faisait qu’appliquer les textes. Ils ont même porté leur désir d’illégalité jusque dans l’ouest où un journal complaisant a relaté les faits. Heureusement que le Ministère Public a arrêté ces actes incroyables.

Habitude, quand tu nous tiens…

C’est encore cette habitude qui invite la Mairesse actuelle à porter plainte à tout va, dès qu’elle rencontre la moindre opposition…  parce qu’on lui demande un papier… laissant sous-entendre qu’il est illégal à Labruyère de s’opposer, voire simplement de questionner cette famille. C’est encore cette habitude qui permet à Mme La Mairesse de conserver son premier adjoint malgré tout ce qu’il a fait. Là encore, on  se sent au dessus de l’éthique et de la morale élémentaire. C’est encore cette habitude qui permet à Mme Dervier des comportements incroyables que ce blog vous révélera dans les articles à venir.

Le problème de l’usure

L’autre problème, c’est l’usure qui fatigue et lessive les cerveaux. Elle amène à ne plus prendre les bonnes décisions, et ne plus voir ce qui est important. Elle entraîne une sorte de flânerie intellectuelle, qui nous glisse dans la facilité et l’aveuglement du « on a toujours fait comme ça ». C’est aussi l’usure pour ceux qui, confrontés à ces cerveaux éflanqués qui ne comprennent pas pourquoi il faut changer, finissent par baisser les bras. Nos villages sont pleins de ces bonnes volontés éclairées qui ont cédé devant l’attitude usante de ces familles persuadées qu’elles SONT le village et que rien n’y doit changer, JAMAIS.

Nous, citoyens, ne pouvons plus accepter que des familles monopolisent les directions de nos villages. Écrivons à nos députés pour qu’ils votent une loi qui interdise le cumul des mandats dans le temps, dans les familles et dans les fratries. Ce sera à cette condition et cette condition seule que nous aurons à la direction du pays des personnes aptes aux changements que ce nouveau siècle demande.

Nous avons cruellement besoin de renouveau, Labruyère est un exemple parmi tant d’autres en France.