Guignol s’installe à nos finances

L’épisode le plus intéressant du dernier conseil municipal fut la délibération sur les comptes 2016 de la commune.

Les comptes présentés sont faux et doivent être rectifiés à la main

Ce qui est très grave! Les comptes présentés n’étaient pas raccord avec ceux de la trésorière. Se déroule alors une scène incroyable, où les comptes présentés sont rectifiés, sous les yeux du public, à la main. Je ne vous raconte pas les nombreuses explications entendues essayant de justifier cet amateurisme criant. On rature les documents présentés, on les modifie… Bref les comptes présentés n’étaient pas fidèles, ni exhaustifs.

Pire, et là je parle aux spécialistes, on apprend que des transferts de charges avaient été budgétés! Chacun sait, de par la nature des comptes 791, que c’est impossible !

Il a résulté de cela que tous les conseillers n’ont pas pu voir les comptes finis avec les rectificatifs puisqu’aucune redistribution des documents corrigés n’a été faite. Le vote des conseillers n’a donc pas pu être éclairé comme il se doit. La décision est juridiquement nulle. Croyez-vous que cela inquiète nos élus ?

Le public ne peut pas suivre sereinement les débats

Madame La Mairesse lit les comptes, un à un. Mais elle se mélange, elle explique, elle revient en arrière, pour au final oublier de citer régulièrement des sommes. La plupart des sommes importantes ne sont pas données: par exemple, impossible de connaître le montant dépensé au SIVOS, ni les charges sociales du personnel, ni le montant des assurances.

Bref, on communique toutes les sommes dérisoires, mais les sommes importantes, asseyez vous dessus!

Or, des photocopies des documents étaient disponibles puisque des conseillers étaient absents. Un Maire qui veut être transparent aurait donné toutes les informations au public, en distribuant les documents excédentaires. Mais, non, vous restez, sur votre chaise, sans aucune information écrite pour vous aider à comprendre ce sur quoi le conseil délibère.

Bel exemple de transparence.

Le conseil semble bien perdu dans tous ces chiffres

Madame la Mairesse semble ne pas tout comprendre, elle ne sait pas lire un grand livre et ce n’est pas elle qui tient la comptabilité. Elle prétend avoir tout repointé. Très bien c’est le minimum qu’on attend de quelqu’un qui présente des comptes. Cependant, le pointage n’a pas permis apparemment de trouver les différences entre les comptes de la trésorière et ceux de la municipalité.

La plupart des autres conseillers ne disent rien sur les chiffres. Passifs ils écoutent, et visiblement n’y comprennent pas grand chose, ou n’ont pas l’air de vraiment s’y intéresser. Seul M VITTAUT semble comprendre parfaitement les documents distribués.

On prononce également des mensonges éhontés

Les frais d’architectes ont dû être payés deux fois, une fois sous l’ancienne mandature pour le projet précédent, et une nouvelle fois pour le nouveau projet. Sur ce fait, Madame MEUNIER soupire que la municipalité a dû « payer les pots cassés », sous entendu : de l’ancienne mandature.

Faut il rappeler à MMe MEUNIER que c’est son mari notamment, aidé par Madame DERVIER et M. BONNIN, qui ont voté contre l’ancien projet et, partant, fait perdre ces sommes ? Donc s’il a fallu repayer, c’est de leur faute : le permis de construire pour la rénovation de la mairie avait été accordé avant la fin du Mandat de M. Leroy ; ce sont eux qui ont REFUSE qu’il se fasse. J’expliquerai dans un post à venir la génèse de l’ancien projet pour que chacun comprenne la constance qu’ont eue ces personnes dans le blocage de l’ancien projet.

Ah oui, ils vous diront qu’il coûtait plus cher… sauf que cela est faux, l’emprunt envisagé n’était que de 100 000 euros parce que les subventions accordées étaient largement supérieures à celles que le conseil a obtenu pour son projet. Notre emprunt actuel est de 360 000 euros sur 3 ans puis 160 000 euros sur 17 ans. Le projet de l’ancienne mandature projetait un emprunt de 100 000 euros seulement sur 15 ans.

Un article complet vous présentera les différences réelles entre le projet de la municipalité actuelle et le projet rejeté par ces mêmes membres.

Qu’en retirer

Le sentiment qui ressort est un grand amateurisme, peu de formalisme et beaucoup de désinvolture dans la gestion des affaires communales. Quand la gestion d’une commune repose sur l’esprit de revanche et sur le « on ne change rien », évidemment, on ne risque pas d’avancer.