Jusqu’où ira Madame Déficit ?

Vendredi 17 février eut lieu le conseil municipal d’approbation des comptes annuels 2016. Nous le pressentions dans nos posts précédents et nos prévisions se sont réalisées.

Un déficit de 20% de nos recettes

Une fois encore, notre commune présente un déficit de fonctionnement très important. C’est une constance dans cette municipalité de réaliser des comptes déficitaires. Cette année 2016, le déficit constaté par Mme la Trésorière est exactement de 15 768,36 €.

Nos recettes fiscales (impôts payés par les citoyens) s’élèvent à 76 956,72 €. Mais la boulimie de dépense de la municipalité est bien plus grande !Nous avons dépensé, tenez vous bien : 92 725,08 € en 2016.

La différence, recettes – dépenses donne le déficit : – 15 768, 36 €, soit 20% ou 1/5ème de nos recettes!

Le déficit cumulé depuis 3 ans dépasse les 105 000 euros!

Madame Dervier semble croire que l’argent tombe du ciel : cela fait trois ans que notre municipalité dilapide l’épargne laissée par l’ancienne municipalité. Nous avions environ 100 000 euros d’épargne. La voilà désormais entièrement dépensée.

Ce sont plus de 105 000 euros qui sont ainsi partis en fumée ces trois dernières années quand autrefois nous épargnions 6000 euros par an. Aujourd’hui, il est probable que nous n’ayons certainement plus d’épargne devant nous. Et s’il en reste, alors elle aura été compensée par de l’emprunt. Bref, nous vivons à crédit.

Un déficit qui passe presque inaperçu en conseil

Le plus inquiétant est l’attitude de nos conseillers face au puits sans fond de leur gestion. Impassibles devant les sommes, ils s’estiment à l’aise apparemment. Quand l’incurie financière se joint à l’inconscience, l’avenir ne peut que nous préoccuper.

Seul un élu, dont la présence est peut être notre seul espoir de retour à une gestion normale, a levé la question de l’avenir. Chef d’entreprise, il connaît les difficultés de faire rentrer de l’argent. M. VITTAUT fut l’unique à s’interroger sérieusement sur comment trouver des fonds pour les années à venir. Lui seul semble bien préoccupé de la situation.  Il a envisagé l’idée d’un lotissement. Idée pertinente. Bref, on va bientôt devoir vendre les bijoux de famille.

Et encore faut-il en avoir ! Mais quand on en arrive à ces extrémités, c’est, en général, que la situation devient désespérée.