Les bien étranges manipulations de nos conseillers municipaux (partie 2/2)

Les méthodes employées avec la pétition ont été bien particulières, comme vous avez pu le lire dans la partie 1. Mais est-ce vraiment tout ?

Des signataires abusés ?

Des signataires nous ont révélé n’avoir jamais lu la première page de la pétition. Il semblerait qu’on ne leur ai présenté que la page de signature, qui comporte d’ailleurs en entête, une demande succincte, qui est bien loin des critiques de la première page :

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Aurait-on sciemment omis de présenter la première page de la pétition aux signataires ? Encore une autre manipulation de la population de bonne foi ?

Le véritable auteur de la lettre n’apparaît nulle part

C’est une technique de manipulation basique : ne jamais apparaître directement dans ses actions. Toujours faire faire par les autres, et apparaître blanc comme neige. (technique démontrée dans l’ouvrage de Marie France Hirigoyen – Le harcèlement moral)

Nulle part, le nom du rédacteur réel de la lettre n’apparaît. Il semble bien alors que l’ensemble des personnes qui ont signé les pages 2 et 3 sans la lire sont considérées comme étant entièrement d’accord avec ce qu’il y a dedans. Ce qui est étonnant, c’est que certains signataires nous ont confié qu’ils n’auraient jamais signé s’ils avaient lu pareil texte.

Pour autant, celle qui figure comme premier signataire est Odile Dervier. C’est encore elle qui a porté les pages de maison en maison, expliquant à l’oral le pourquoi (en diffusant les rumeurs infondées en même temps ?). C’est toujours elle qui a été la déposer à la Mairie six jours plus tard, le 16 juillet. Elle a également combattu ce projet pendant 4 ans, avec entêtement lorsqu’elle était simple conseillère. Il apparaît donc qu’elle est bien fort probablement l’auteur de la première page.

Mais, puisqu’aucun nom n’apparaît sur la lettre, Mme Dervier se présente comme le simple porte parole des autres. Elle peut se retrancher derrière ce fameux « groupe de personnes », qui en fait n’existait pas vraiment, et n’aurait jamais existé sans ses gesticulations. Encore une manipulation.

L’existence même de cette pétition envoie un message faux à la population : le maire ne veut pas communiquer

La manipulation est simple : en passant de maison en maison, pour faire signer le courrier, on donne de la crédibilité à la rumeur sur le coût qu’elle dit « grandiose », voire pire : on la propage. On affole la population sur des sommes acadabrantesques : on a entendu parler de 500 € par foyer. Par cette démarche, on entache également la réputation du Maire de l’époque, et de toute son équipe, sans aucune preuve, sur de simples soupçons et ragots, faisant ainsi croire qu’il ne veut pas communiquer.

Le Maire de l’époque avait d’ailleurs dû écrire à l’ensemble de la population pour rappeler le droit et démentir les rumeurs.

On demande des choses impossibles

Dans son livre sur le harcèlement moral, Marie France Hirigoyen démontre parfaitement cette technique du manipulateur : demander l’impossible et ensuite, reprocher que ce ne soit pas fait.

La lettre demande qu’on présente toutes les subventions qui sont sûres d’être acquises. Or, Madame Dervier savait pertinemment que c’était impossible, puisque les subventions ne peuvent être accordées qu’une fois le projet bouclé et voté! Le 10 juillet 2010, le projet n’était qu’au stade de l’étude. Elle demandait donc quelque chose qu’elle savait impossible à donner.

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Si la réunion s’était tenue, le Maire de l’époque n’aurait pu confirmer aucune subvention. Mme Dervier aurait eu alors beau jeu de dire que le projet n’était pas finançable, alors qu’il était subventionné pour plus de 60% et quasi-autofinancé. Encore une manipulation ?

On a déjà vu dans la partie 1 qu’elle avait demandé la présentation du projet alors que celle-ci était impossible (voir la partie 1)

Les signatures ont été utilisées pour tenter de frapper physiquement le Maire de l’époque

Mais je crois le pire a été l’utilisation faite des signatures à l’opposé total de la réunion d’information  que les gens semblaient demander.

Lorsque la pétition a été présentée au Maire, Monsieur Vittaut Robert a failli, par deux fois, frapper le Maire de l’époque au visage, avec forces insultes et noms d’oiseaux. Heureusement qu’un des signataires s’est interposé à chaque fois devant M. Vittaut, sinon nous aurions eu des « voies de fait sur représentant de l’Etat »(1).

Signe-t-on une requête écrite qui demande le dialogue pour en-même temps menacer  physiquement ? Je pense qu’aucun signataire n’aurait accepté de signer s’il avait su ce qui serait fait de cette signature. Encore une manipulation ?

En tout cas, la bonne foi des signataires a parfaitement été détournée : une première fois quand ils ont signé, parce que certains n’ont pas lu la première page ; une deuxième fois lorsqu’on a utilisé leur nom pour tenter de frapper le Maire.


(1) Nous apprendrons dans un post à venir que ce n’est pas la première fois que cette équipe a un comportement qui relève souvent de l’incroyable.

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